Programme 2026
Le programme est susceptible d'être modifié en fonction des contraintes éventuelles des intervenants. De plus, en fonction de la campagne de crowdfunding, de nouvelles salles pourraient être ouvertes et des conférences / tables rondes en attente, rajoutées. Il est conseillé d'en prendre connaissance régulièrement.
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09:00
Les perceptions et idées qui font obstacle à la compréhension de l'évolution biologique
Où il sera question notamment du fonctionnalisme, du finalisme.
30 ans de captologie et de "technologies persuasives"
2026 marque les 30 ans de la naissance de la captologie et des "technologies persuasives". Théorisée par B.J. Fogg, elle étudie comment les technologies influencent et construisent un "desing" de nos comportements. D’abord pensée pour des usages positifs, elle évolue avec Internet et les smartphones. Les plateformes intègrent alors des mécanismes persuasifs pour capter notre attention. Une face sombre émerge : les "dark patterns". Notifications, scroll infini et récompenses redéfinissent nos usages quotidiens, mais aussi développent de nouvelles addictions. Ces outils transforment radicalement notre rapport au temps, aux autres et à l’information. Leur principal concurrent, comme le disait le patron de Netflix, devient le sommeil. Des enjeux de santé émergent : dépendance, anxiété, troubles de l’attention et même suicides. Sur le plan démocratique, ils favorisent désinformation, polarisation et manipulation. Le micro-ciblage politique et l’exploitation des données renforcent ces risques, comme l'aura démontré l'affaire Cambridge Analytica. Avec l’IA aujourd'hui, la persuasion devient encore plus fine, personnalisée et invisible. Dans un univers numérique où la technologie design notre attention, notre comportement, nos opinions... quelle place reste t'il pour l'esprit critique ? Cette conférence retracera 30 ans de "captologie, proposera d’en comprendre les mécanismes et les enjeux actuels et à venir, et proposera des pistes de réflexion pour mieux y faire face.
Rendre visible les femmes en science: De l'effet Matilda à la Tour Eiffel
La tour Eiffel, symbole du savoir-faire français, honore 72 scientifiques, tous des hommes, omettant des figures féminines comme Sophie Germain, mathématicienne de génie. En 2025, l’association Femmes & Sciences, la société d’exploitation de la tour Eiffel et la mairie de Paris lancent le projet pour inscrire 72 noms de femmes scientifiques sur le monument, afin de valoriser leur contribution historique et inspirer les jeunes filles dans les domaines STIM. Venez découvrir ce projet et ces 72 femmes scientifiques remarquables.
Emprise[s] : une nouvelle lecture scientifique et juridique
L’emprise[s] est aujourd’hui omniprésente dans le débat public — dérives sectaires, violences conjugales, pseudo-thérapies, relations abusives — mais demeure largement perçue comme un phénomène flou, subjectif ou quasi-mystique. Cette perception nuit à sa compréhension, à sa prévention et à son traitement judiciaire. Nous sommes Amélie Dumaine, psychologue experte, et Benoît Judde, juriste-détective privé spécialisé, auteurs du livre "La mécanique de l'emprise : comprendre et déjouer les techniques manipulatoires" (éd. First, février 2026). À partir de ce travail, nous proposons une nouvelle vision de l’emprise[s], rigoureusement fondée sur la psychologie cognitive et sociale, la sociologie du contrôle coercitif et le droit pénal français. Nous montrerons que l’emprise[s] repose sur un triple abus — exploitation des biais cognitifs, soumission librement consentie, soumission à l’autorité — susceptible d’être amplifié par des facteurs externes relevant du contrôle coercitif. Notre thèse centrale est que l’emprise[s] n’est pas un concept vague, mais un phénomène objectivable, dont le cœur juridiquement saisissable est aujourd’hui la sujétion psychologique. Une conférence pour sortir du flou, sans sensationnalisme, par la science, le droit et l’esprit critique.
10:00
Désinformation face à la gestion de crise, comment gérer les risques ?
la désinformation (au sens le plus large du terme) et la hiérarchie des risques que cela peut induire chez les citoyens et les décideurs. Et, avec pour corolaire, les conséquences en termes de gestion des risques.
Vous avez le droit... à l'esprit critique
Le droit, tout le monde sait globalement ce que c'est. Mais est-ce que c’est vraiment le cas ? Le droit est LA problématique quotidienne que tout le monde oublie et pourtant il façonne nos vies et nos sociétés. À l’instar des sciences dites « dures », le droit repose sur des raisonnements, des méthodes et des arbitrages, mais il est souvent perçu comme une vérité absolue ou une réponse évidente, ce qui empêche toute analyse critique de son fonctionnement réel. S’intéresser au droit vis-à-vis de l’esprit critique c’est se poser plusieurs questions auxquelles la conférence se propose de répondre : - Quelle est la place de l’esprit critique dans le droit en tant que science mais aussi en tant que pratique quotidienne ? De la recherche aux prétoires, comment faire preuve d’esprit critique quand on est juriste ? Peut-on établir un parallèle avec la démarche scientifique, notamment face à des discours complotistes qui, en masquant les véritables problèmes, rendent parfois impossible toute discussion rationnelle sur les choix juridiques et politiques ? - Quels sont les liens entre la politique et le droit ? Le droit ou l’illusion de la solution parfaite, quelles sont les limites de l’esprit critique dans la relation entre politique et juridique. Les décisions prises durant la pandémie illustrent ces tensions : entre expertise, urgence politique et attentes sociales, le droit s’est retrouvé au centre de critiques qui ont souvent évacué l’analyse juridique au profit de récits simplificateurs. - Comment est-ce que le droit peut être mobilisé pour protéger l’esprit critique ou pallier son manque ? Du droit de la consommation à l’IVG, quand le droit vient protéger le citoyen. Dans un contexte où la défiance et la désinformation se diffusent rapidement, le droit peut-il constituer un rempart sans pour autant se substituer à l’exercice individuel de l’esprit critique ?
Il n'y a pas que le gourou : communiquer autour des dérives sectaires
À l’occasion de la sortie du film Gourou fin janvier 2026, nous évoquerons un certain nombre de questions autour des dérives sectaires. Celles-ci interpellent régulièrement le grand public, mais savons-nous ce qu’elles recouvrent, au-delà de la figure médiatisée du gourou ? Dans quelle mesure s’inscrivent-elles dans la continuité d’autres phénomènes (dérives thérapeutiques, complotisme, etc.) ? Comment sensibiliser efficacement le grand public, en termes de communication, et notamment d’un point de vue artistique ? Quelles types de stratégies sont envisageables ?
Phytothérapie : la santé par les plantes
Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’utilisation des plantes en médecine.
Tisanes, huiles essentielles, fleurs de Bach : que valent-elles ? Que dit la science à leur sujet ?
Phytothérapie et aromathérapie sont-elles compatibles avec la médecine moderne ?
11:00
Que peuvent faire les élus pour lutter contre la désinformation ?
Le vaccin au pays des irréductibles : entre confiance et enjeux contemporains
Dans le pays de Pasteur, la vaccination continue de faire débat. Pourtant, savons-nous aujourd'hui de quoi souffre un coquelucheux ? Ou quelles sont les chances de survivre au tétanos ? Si leur dangerosité semble lointaine désormais, c’est précisément parce que la vaccination a permis d’en limiter fortement l’impact. Dès lors, la vaccination ne se résume pas à l'accord ou au refus individuel. Dans un système de santé sous tension, combien d’opportunités de proposer une mise à jour vaccinale sont manquées ? Consultation, passage aux urgences, hospitalisation : ces moments de contact avec le soin pourraient devenir des temps privilégiés de prévention. Cette conférence propose de déplacer le regard : plutôt que d’opposer choix personnel et organisation du système de santé, nous examinerons comment une meilleure intégration de la vaccination dans les parcours de soins peut renforcer la confiance, améliorer la couverture vaccinale et bénéficier à l’ensemble de la société.
Le nuage de Tchernobyl
Le nuage de Tchernobyl se serait-il arrêté à la frontière française ? Les autorités ont-elles caché l'arrivée du nuage et menti sur ses conséquences sanitaires ? Si la plupart d'entre nous ont bien déjà entendu parler du "mensonge" à propos du nuage de Tchernobyl, rares sont ceux qui peuvent dire qui exactement a menti, et en disant quoi. Faisons la lumière sur la polémique autour du passage du nuage de Tchernobyl en France.
L'expérience du sel homéopathique de Nuremberg de 1835 : à la découverte du premier essai contrôlé randomisé en double aveugle publié
1835, Nuremberg.
Deux médecins s'admonestent par journaux interposés. Un jour, l'un des deux, homéopathe, défie son confrère de prendre une solution homéopathique, lui promettant des effets indésirables terribles. Problème : rien ne se passe. Il revient donc à la charge en proposant une expérience plus grande, plus contrôlée et plus détaillée.
Le premier protocole d'essai contrôlé randomisé en double aveugle est né.
Aux balbutiements de la méthode scientifique, alors que Claude Bernard vient à peine de décrocher son baccalauréat, on assiste aux prémices de la méthodes scientifiques... et au premier échec de l'homéopathie.
12:00
Un chercheur, un médecin et un vulgarisateur sont dans un (même) bateau...
Les dernières crises sanitaires (Covid, Monkeypox, DNC) ont révélé de façon criante la difficulté qu'a le monde de la recherche à trouver sa légitimité auprès du grand public et la perte de confiance des citoyens envers les soignants. Les vulgarisateurs et débunkers se sentent souvent seuls face à la désinformation et les réponses des organismes scientifiques et hospitaliers apparaissent souvent en décalage avec les besoins de la population et la réalité des nouveaux modes de communication. Quelles initiatives pour permettre à la vulgarisation de trouver sa place au sein des projets de recherche, et aux spécialistes de communiquer mieux et plus efficacement sur leur travail et leur rôle au sein d'une société où tout se vit de plus en plus dans l'urgence ?
Marcel Prenant et l'Affaire Lyssenko : un cas de conscience entre science et politique.
Une conférence autour du livre "Le labo et la faucille", une étude biographique du parcours de Marcel Prenant.
Marcel Prenant (1893–1983) était un biologiste et militant communiste qui fut au cœur du versant français de l’affaire Lyssenko.
Défenseur intransigeant du darwinisme dans une biologie française encore dominée par le néo-lamarckisme, pionnier de la biogéographie et de l’écologie et surtout vulgarisateur de talent, Prenant a mené une brillante carrière de professeur à la Sorbonne, tout en militant dans les rangs du Parti communiste et en s’engageant dans la lutte contre le fascisme. Acteur important du Cercle de la Russie Neuve, de la revue La Pensée et de l’Université ouvrière du PCF, il fut sous l’Occupation chef d’Etat-major des FTP et frôla la mort en déportation.
Théoricien de la concordance entre le marxisme et la biologie, il est pourtant en 1948 confronté à un cas de conscience majeur lorsque son parti lui demande de défendre les thèses fantaisistes de l’agronome soviétique Trofim Lyssenko, qui vient d’organiser la destruction en URSS de tout un domaine scientifique : celui de la génétique de Thomas Morgan, dont Prenant avait jusque là promu les conceptions et les résultats.
Ce cas de conscience face à des engagements à ce moment contradictoires est le fil directeur de l’ouvrage et de la conférence, qui visent à en comprendre et à en discuter les enjeux.
L’évocation du parcours de Prenant et de son dilemme dans l’affaire Lyssenko peuvent servir d’appui à une réflexion plus globale sur les liaisons dangereuses entre la science et la politique, pour éclairant de ce passé singulier des enjeux majeurs du présent, et notamment la volonté de l’administration Trump de mettre au pas les institutions scientifiques et de détruire des pans entiers de la recherche. Le débat des années 1950 sur une supposée opposition entre « science prolétarienne » et « science bourgeoise » peut aussi mettre en perspective le succès actuel en sciences sociales de l’idée de « savoirs situés », qui nie l’universalité de la méthode scientifique (voir la postface du livre rédigée par le biologiste Guillaume Lecointre).
Lien vers la présentation du livre sur le site de l’éditeur, avec 4e de couverture, extraits de l’introduction et sommaire :
https://www.materiologiques.com/yann-kindo-le-labo-et-la-faucille
Du mentalisme au scepticisme
Description en cours de rédaction.
Les REC : comment on "vulgarise l'esprit critique" en France ?
Dans le cadre d'un mémoire en science de l'information et de la communication, j'ai fait une analyse complète des conférences des Rencontres de l'esprit critique 2024. Alors, comment est-ce qu'en France on parle d'esprit critique, de fausse information, de lutte pour la science ? On parlera notamment en quoi le champ de l'esprit critique a été investie par beaucoup de récits différents... et parfois trop différents. Se pose ainsi la question d'à quoi sert finalement de faire des "Rencontres" de l'esprit critique.
13:00
Intelligence artificielle : simple outil ou risque existentiel ?
Rapport sur la désinformation en santé : où en sommes-nous ?
Un bisou magique cesse-t-il d’agir quand on sait qu’il n’a “rien de magique” ? Les dessous de l'effet placebo
Conférence pour comprendre comment marche l'effet placebo
Métaphores trompeuses sur le vivant
Le métaphores sont relativement courantes dans l'enseignement, la vulgarisation et même la recherche. Elles restent souvent ancrées parce qu'elles fournissent une explication simple, commode à enregistrer. Certaines sont très utiles, et sans conséquences. D'autres sont trompeuses : elles sont des obstacles à la compréhension du réel et dissimulent des biais philosophiques.
14:00
D'où vient DIEU ?
La croyance en un Dieu ou en des dieux est omniprésente à travers l’histoire de l’humanité. Ce trait saillant de notre espèce ne vient pas de nulle part. On peut en comprendre l’origine à travers les particularités de notre cerveau social, dans nos ontologie intuitives et nos besoins psychologiques. La nature n’a pas vraiment laissé le choix à Homo sapiens, il est pleinement équipé pour croire et incité à le faire.
Égalité professionnelle femmes-hommes : décrypter les chiffres et déconstruire les idées reçues
Et si l’on passait des discours aux faits ? Cette conférence propose de décoder les enjeux derrière les chiffres de l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et de déconstruire les idées reçues les plus tenaces. L’objectif ? Vous outiller pour aiguiser votre esprit critique et alimenter le débat avec précision et justesse
La loi Duplomb : infos, complots et noms d'oiseaux.
La "Loi Duplomb" a été débattue au Parlement français et promulguée à l’été 2025. Pour la première fois en France une pétition sur le site de l’Assemblée nationale a dépassé les deux millions de signatures en trois semaines.
Que nous dit ce débat?
Nous avons extrait, depuis les pages de seize médias sur une plateforme en ligne, plus de 50000 commentaires postés sur des articles et vidéos indexés par le mot-clé "loi duplomb". Ce corpus de 1,7 millions de mots est analysé avec un logiciel libre de textométrie (Iramiteq, Pierre Rainaud, Lerass, Université de Toulouse).
Les résultats révèlent différents "narratifs" de la loi Duplomb: on y parle d'agriculture, pesticide, climat, santé… On y parle aussi de politique (partis, noms, institutions...). Mais on y trouve aussi des polémiques autour de scientifiques, médias, personnalités… C’est dans cette dernière classe lexicale que l’on identifie le plus de "biais cognitifs" et des propos "complotistes".
Quelles sont les conséquences de cette approche pour la promotion de pensée rationnelle, la lutte contre la désinformation et le développement de l'esprit critique?
Vous allez finir par vous aimer les uns les autres, bor**l de me**e ?!/Le rôle central de l'empathie dans la recherche, la médecine et la vulgarisation
Mise à mal et pointée du doigt ces derniers mois, l'empathie est une force des espèces sociales, souvent sous-estimée. Les chercheurs ont longtemps été sommés de "ne pas aimer leur sujet d'étude" mais cela fait-il encore sens dans un monde où les espèces disparaissent, et où pour pouvoir étudier, il faut vouloir protéger ? La médecine s'attache aujourd'hui avant tout aux symptômes objectifs et à ce qui est efficace dans un système de soins de plus en plus sinistré, mais il n'est plus possible de nier que le manque de temps pour écouter, expliquer et compatir fait le lit des pseudo-médecines, en particulier dans les cas d'errance médicale. Les vulgarisateurs doivent faire face chaque jour à plus de désinformation et à la montée des discours conspirationnistes, mais entre un discours percutant qui convainc et un discours blessant qui éloigne, où se trouve la ligne ? Comment redonner à l'empathie son rôle au sein de notre espèce : se comprendre et s'aider les uns les autres.
15:00
Scanners médicaux : quels risques de cancer ?
Description en attente
Histoire de l'usage des psychotropes en Occident
L'usage de psychotropes par l'espèce humaine est un invariant à l'échelle du globe : depuis plusieurs milliers d'années, nous consommons des substances modifiant notre état de conscience, notre humeur ou notre comportement pour différentes indications. Les usages récréatifs, expérientiels, médicaux, religieux, productivistes etc., sont parfois encouragés, parfois interdits, mais la culture Occidentale se singularise par un rapport très complexe à ces pratiques. Cette conférence permettra de faire un point sur les données scientifiques disponibles, démontrant dans la majorité des cas des consommations maîtrisées, loin de l'idée de déchéance physique et morale diffusée pour certaines substances depuis la mise en place des logiques de prohibition, à la fin du XIXe siècle. Elle étudiera également les conséquences sanitaires de l'abandon de quelques psychotropes majeurs dans la pharmacopée contemporaine. En remontant à la Préhistoire et en retraçant l'histoire de ces produits sulfureux, elle mettre au défi de nombreuses idées reçues tenaces, largement instrumentalisées médiatiquement et politiquement.
Psychologie des inégalités sociales
Inégalités liées à l’origine sociale ou migratoire, à l’identité ou l’orientation sexuelle, à l’âge, à la situation de handicap… Sous toutes leurs formes, les inégalités restent aujourd’hui un enjeu scientifique et sociétal majeur. Alors que la présence d’inégalités modérées peut être positive en termes de motivation à la réussite, des inégalités trop fortes sont à l'origine de nombreux problèmes psychologiques et sociaux, comme le populisme, le complotisme, le racisme ou encore la délinquance. Dans ce livre, 20 spécialistes francophones de la question résument les travaux scientifiques qui permettent de mieux comprendre les répercussions psychologiques et sociales des inégalités, de se distancer des controverses idéologiques que ce thème suscite, et de tenter, grâce aux données empiriques et aux théories actuelles, d’évaluer ce qui est de l’ordre du mythe et de la réalité.
Votre esprit est un territoire : petit guide de survie face aux monstres informationnels
Nous vivons une époque paradoxale. Jamais nous n'avons eu accès à autant d'information et jamais nous n'avons été aussi vulnérables à la désinformation. Pourquoi ? Parce que les manipulateurs ne ciblent pas nos connaissances : ils ciblent nos processus cognitifs. Ils exploitent nos raccourcis mentaux, nos émotions, notre besoin d'appartenance.
Face à ce constat, la « sensibilisation » ne suffit pas. Savoir que les biais existent n'empêche pas d'y succomber. Il faut autre chose : des images, des outils, des réflexes.
Cette conférence, issue de mon "Petit Traité de Souveraineté Cognitive", propose une approche inédite : transformer des concepts abstraits en réalités tangibles grâce à la métaphore du territoire. Votre esprit devient un espace à défendre. Vos limites, des frontières à surveiller. Votre vigilance, une douane qui décide ce qui entre. Et la désinformation, un monstre dont vous apprendrez à reconnaître les traces, qu'il se déguise en urgence, en expertise, en tribalisme, en séduction ou en confusion.
Le parallèle avec la crise sanitaire est éclairant : face au COVID, nous avons collectivement appris des gestes barrières. Face à la pandémie informationnelle, nous sommes restés les bras ballants devant la déferlante. Il est temps d'appliquer à l'information la même rigueur qu'au virus, des gestes simples, répétés, efficaces.
Je présenterai notamment le protocole STOP (Suspendre, Tracer, Observer, Prendre du recul), un équivalent cognitif du lavage de mains : une routine d'hygiène mentale qui, pratiquée par chacun, protège tout le monde.
L'objectif n'est pas de dire aux gens quoi penser, ce serait remplacer une manipulation par une autre. L'objectif est de leur rendre leur souveraineté sur leur propre jugement. Car la souveraineté cognitive n'est pas un luxe d'intellectuel : c'est le fondement de toute liberté.
16:00
Faire face aux manipulations de l'information
Table ronde : "Lutter contre les manipulations de l'information" Exemples de réponses à apporter face à la désinformation et aux manipulations.
Debatology
En cours de préparation
Le mythe des faux souvenirs induits
Bien que nous souhaiterions pouvoir nous fier aveuglement à nos souvenirs, il semblerait que notre mémoire ne soit pas une source de vérité infaillible. Dans ce contexte, la notion de faux souvenirs induits soulève des questions cruciales, en particulier dans le domaine de la justice. Cette conférence vise à explorer l'état actuel de la recherche scientifique sur le sujet, tout en abordant les défis éthiques et pratiques que posent ces souvenirs ; tant pour les victimes que pour les personnes possiblement accusées à tort.
Malaria Business : le documentaire complotiste du scandale
Big Pharma et l'OMS seraient de mèche pour nous cacher l'existence d'un remède naturel et pas cher contre le paludisme.
C'est ce que tente de nous faire croire "Malaria Business" : un documentaire présenté comme une "enquête" sur le complot contre une plante miraculeuse.
Il suffit de quelques minutes de recherche sur internet pour s'apercevoir que ce documentaire enchaine désinformations sur désinformations de bas étage : non, l'artemisia n'est pas interdite (elle est même en vente libre sur internet), non ses tisanes n'ont jamais soigné le paludisme, non les "études scientifiques" ne sont pas sérieuses puisqu'elles furent même rétractées car les patients de ces études ont été... inventés ! (on retrouve parmi les auteurs de ces études un célèbre professeur de médecine antivax).
Comment se fait-il que ce documentaire fut financé par la RTBF et France Télévisions, primé par Reporters Sans Frontières, propulsé par Cédric Villani (député et médaille Fields) et diffusé à l'Assemblée Nationale, vanté par l'actrice Juliette Binoche, et largement promu et diffusé par France 2, France 24, France O, Arte, TV5 Monde (avec "fiches pédagogiques" pour les écoles), RTBF, Canal+ Afrique et des dizaines d'autres journaux ? Et même recommandé sur la chaine éducative Lumni dont l'Education Nationale est partenaire ?
Allant jusqu'à influencer le président de Madagascar.
Quel est le mauvais moustique porteur de la maladie de la désinformation qui a piqué tous ces gens ?
Le paludisme fait un demi-million de morts chaque année, souvent des enfants, des bébés. Dans les pays les plus pauvres. Peut-on se permettre de jouer à ce point avec l'information sur argent public, quand cela peut avoir des conséquences sur la vie des plus vulnérables ?
17:00
Femmes de science
De tout temps, des femmes ont contribué à la science. Pourtant, elles restent encore méconnues. Les mettre en lumière et examiner les facteurs historiques et socio-culturels qui ont limité leur visibilité et leur reconnaissance est un enjeu pour l'égalité.
Le banc d'essai de la psychologie
Le “banc d’essai” est un format participatif qui consiste à mettre une théorie scientifique à l’épreuve publiquement. Pour cette édition, la psychologie évolutionniste sera examinée à partir des critiques, objections et questions du public.
Crois-tu que la terre est sur ta corne ?
Identité et auto-représentation à l’ère de l’IA
Communication du Projet de Castes
Héritages du Créole :
Identité et auto-représentation à l’ère de l’IA
Organisé par : Maria Mont Verdaguer, PhD
En collaboration avec : RENCONTRES REC – Esprit Critique, Toulouse
Lieu : Toulouse
Dates : 25 avril 2026
Format : Communication d’environ une heure
Mots-clés : Humanités numériques, éthique de l’IA, décolonisation, diversification algorithmique, production algorithmique des identités, performativité, strates identitaires (ou identity layers) des algos, technologie humaniste, lutte contre les biais et les discriminations raciales et de genre.
Antécédents et état du projet (Ceci en ferait peut-être partie de la communication)
Le projet Héritages du Créole : identité et auto- représentation à l’ère de l’IA est né dans le cadre d’une bourse internationale de recherche et d’une résidence artistique de l’IFAL–UANL (Institut Français d’Amérique Latine / Universidad Autónoma de Nuevo León), obtenue en 2025 et réalisée à Monterrey (Mexique) en collaboration avec le centre d’art mexicain CEIIDA et le Museo de Historia Mexicana de Monterrey.
Aujourd’hui, le projet se poursuit avec diverses collaborations en Europe et au Mexique et prépare également des expositions, présentations et publications scientifiques sur les à fin de (se) questionner à travers d’elles sur les mécanismes de conformation d’identité individuelle et collective.
Introduction et contexte
Les premières Peintures de Castes ont été commandées par le vice-roi Fernando de Alencastre Noroña y Silva, au début du XVIIIᵉ siècle, sous le règne de Philippe V d’Espagne. Développé principalement au Mexique et au Pérou, ce genre pictural visait à représenter visuellement et socialement les catégories ethniques supposées issues des unions entre Espagnols, indigènes et Africains. Réalisées en séries de douze ou seize toiles, ces œuvres mêlaient scènes de la vie quotidienne et légendes détaillant chaque mélange, reflétant les préceptes éthico-moraux, religieux et sociaux de l’époque.
Ilustración 1 : Anonyme, XVIIIᵉ siècle. Musée National du Vice Royaume (Tepotzotlán, Mexique)
Bien que ces peintures aient contribué à consolider certaines distinctions raciales et sociales, elles témoignent également des dynamiques sociales complexes de la Nouvelle-Espagne. Selon l’historien González Esparza (2009), elles vont au-delà de la simple hiérarchie sociale et offrent une réflexion sur l’évolution des catégories raciales et culturelles. Malgré le système des castes, les mariages interethniques permettaient une certaine fluidité sociale, notamment dans des régions comme Charcas et San Luis Potosí, où, comme le notent M. Carmagnani (1972) et J. K. Chance et W. B. Taylor (1977), ces dynamiques favorisèrent l’ascension de certains groupes et permirent aux liens sociaux mixtes de transcender les limites raciales, constituant ainsi des formes de résistance implicite aux catégorisations bien avant que le mot métissage soit utilisé.
Le projet Héritages du Créole : identité et auto-représentation à l’ère de l’IA
Notre projet tente d’examiner les Peintures de Castes comme des artefacts culturels, visuels, performatifs et rhétoriques en mettant en évidence comment leur héritage raciste et classificatoire a contribué à façonner des mécanismes sociaux et culturels qui influencent encore aujourd’hui la manière dont les identités individuelles ou collectives se construisent. Dans cette perspective, nous travaillons avec des notions tels que le biopouvoir ou l’hétérotopie de M. Foucault afin de relire les Peintures de Castes au-delà de leur seule dimension icono-artistique ou historique. Ainsi par exemple, ces peintures organisent visuellement une population, hiérarchisent les unions, naturalisent les inégalités et inscrivent les corps dans une grille classificatoire présentée comme objective. Elles constituent un espace autre, un lieu de condensation symbolique où la société coloniale se reflète, se met en scène et se réorganise. Cet espace pictural possède ses propres règles : chaque combinaison raciale y est nommée, ordonnée, stabilisée. Pourtant, cette tentative de fixation révèle simultanément la fluidité qu’elle cherche à contenir. L’hétérotopie des Castes fonctionne ainsi comme un miroir disciplinaire : elle montre la société tout en la redéfinissant, elle classe tout en exposant la porosité des frontières qu’elle institue. C’est précisément dans cette tension entre fixation et fluidité que s’inscrit le prolongement contemporain du projet.
Nous proposons en effet de mettre en relation ce dispositif visuel colonial avec les systèmes algorithmiques actuels à travers la notion de identity layers (strates identitaires). Dans les environnements numériques, l’identité n’est plus définie par la filiation raciale, mais par l’agrégation de couches de données : données démographiques, historiques de navigation, comportements d’achat, interactions sociales, biométrie, inférences prédictives. Ces identity layers produisent une subjectivité algorithmique stratifiée, probabiliste et dynamique. Comme dans les Peintures de Castes, l’individu est inséré dans une matrice classificatoire qui prétend décrire objectivement ce qu’il est. Mais, à l’instar du dispositif colonial, cette objectivité masque des biais structurels, des hiérarchies implicites et des logiques d’exclusion.
Ainsi, si les Peintures de Castes relevaient d’un régime visuel de biopouvoir colonial, les systèmes d’intelligence artificielle participent aujourd’hui d’un biopouvoir algorithmique. Les deux dispositifs partagent une fonction commune : produire, organiser et normaliser les identités à travers des grilles de lecture présentées comme rationnelles.
Les Peintures de Castes : produisent une identité visuelle hiérarchisée, fondée sur la classification sociale, du genre et raciale, la filiation et la codification iconographique des corps
Les systèmes algorithmiques contemporains : produisent une identité probabiliste stratifiée (identity layers), issue de l’agrégation et de la modélisation de couches de données hétérogènes (données démographiques, comportementales, prédictives, biométriques) qui a une forte composante racial, social et de genre
Dans les deux cas : l’identité n’est pas une donnée préalable au dispositif, elle constitue l’effet même du dispositif. Autrement dit, elle émerge d’un régime de classification, de visualisation et de calcul qui la configure, la stabilise et la rend opératoire dans un ordre social donné. Nous tenterons ainsi de mettre au jour ces effets rhétoriques et performatifs — coloniaux comme algorithmiques — afin de libérer les possibilités de création et d’interprétation de sa propre identité, plus proche d’une vision moins assignée, mobile et relationnelle.
18:00
L'expertise médiatique à l'ère de ChatGPT - le cas Luc Julia
En binôme avec Thibaut Giraud (Monsieur Phi), nous développerons à partir du cas minutieusement analysé de Luc Julia le problème général du statut de l'expertise dans nos médias et des difficultés des journalistes pour l'évaluer et le remettre en question. Le cas Luc Julia est paradigmatique d'un certain nombre de problèmes, et à cet égard est particulièrement instructif sur les manières d'améliorer la qualité du débat public, notamment sur des questions aussi essentielles que celles de l'impact de l'intelligence artificielle dans les années à venir.
Esprit critique et espaces de légitimité : Savoirs, croyances, croyances religieuses, opinions
Les mauvaises traductions des idées de Kant qui ont conduit à faire passer les savoirs pour des croyances
Les "Dark patterns" : plongée dans le design trompeur
Les mécanismes de conception trompeuse dans les services numériques, souvent appelés "dark patterns", manipulent les choix et comportements des utilisateurs via des interfaces délibérément conçues pour orienter leurs actions (abonnements cachés, options d'annulation compliquées, choix par défaut biaisés…). Les enjeux démocratiques autour des dark patterns sont majeurs : diminution de la transparence, affaiblissement de la notion de consentement éclairé, atteinte aux libertés individuelles des citoyens en réduisant leur capacité à agir en fonction de leurs intérêts véritables. Pour faire la lumière sur cet écosystème et mieux s’en prémunir, il ne faut pas seulement privilégier les outils de design éthiques. Il faut être capable d’analyser les interfaces numériques au plan de leur persuasion, pour permettre de détecter et voir émerger ces dark patterns.
Pourquoi l'humanité grossit
Nos sociétés occidentales font face à un défi de taille… ou plutôt, de poids. Mais quelles en sont les véritables causes ? Est-ce un simple manque de volonté, comme le martèlent parfois les réseaux sociaux, ou bien une véritable fatalité génétique ? Loin des clichés, cette conférence vous propose de démêler le vrai du faux. Un coach sportif et une diététicienne croiseront leurs regards pour vous apporter des réponses claires, rigoureusement fondées sur la science.
19:00
De la guerre de l'information à la guerre cognitive
Quand les croyances s'emparent du handicap
Nous nous proposons d'analyser, à travers trois exemples emblématiques, comment les croyances instrumentalisent le handicap et la maladie. Que ce soit dans le New Age avec ses promesses de guérison, dans les religions avec leurs justifications de la maladie et du handicap ou encore dans le champ politique, où le complotisme s'empare trop souvent des espoirs des concernés. "Tu souffres encore ? Prie plus fort !" - Jeannie C Moria Parcours des discours culpabilisants que diffusent les croyances New Age et les religions aux personnes handicapées "Quand les valides parlent à la place des handis" - Vled Tapas Analyse du cas très particulier de la tentative de récupération de la communauté sourde par les extrémismes politiques "Au coeur du complautisme" - Tsaag Valren Depuis l’accession de RFK Jr au secrétariat à la santé des Etats-Unis, un récit alternatif s’est imposé, faisant de l’autisme une épidémie causée par un facteur environnemental extérieur. Le débunkage s'impose.
Dérives sectaires : Faut-il être con pour en être ?
Les témoignages de deux personnes ayant vécu en communauté charismatiques à dérives sectaires. Réflexions, outils pratiques, grilles de lecture précises pour soi et ses proches pour repérer et sortir de situations d’abus et dérives (relation personnelles et professionnelles, soins, spiritualité) Une posture réflexive et clinique, sans jugement, qui respecte la complexité humaine et sa temporalité.
Égypte ancienne, New Age et compagnie
Égypte ancienne, New Age et compagnie.
L'Égypte ancienne fascine. Au point où elle apparaît régulièrement dans des offres "New Age" et discours "alternatifs" multiples et variés : conférences sur les mythes égyptiens et leurs philosophies et sagesses cachées, stages d'initiations à la magie d'Isis, yoga des pharaons, retraites spirituelles, enquêtes à base d'hypnose régressive et de radiesthésie, etc.
Cette conférence propose de se pencher sur quelques exemples d'utilisations de l'égyptologie par ces courants "alternatifs", afin de les fact-checker, en étudiant leurs origines, leurs biais, et les potentiels risques et dérives qu'ils peuvent engendrer envers les publics sensibles à ces discours, et envers les sciences historiques.
20:30
Freud se la raconte
Et si Freud montait sur scène pour raconter sa propre histoire ? Dans cette conférence théâtralisée, Bertrand Hénot incarne un Sigmund Freud aussi érudit que décalé, pour une exploration captivante – et résolument tragicomique – des fondements de la psychanalyse freudienne. Avec finesse et humour, le célèbre neurologue autrichien nous expose sa vision de l'inconscient, ses concepts fondateurs, mais aussi ses angles morts. Entre rire, réflexion et prise de conscience, Freud se la raconte propose une immersion vivante dans les enjeux de la relation d'aide, dans un climat étonnamment léger et bienveillant. Un seul en scène suivi d'une table ronde avec Catherine Meyer et Mikkel Jacobsen
22:30
Psychologie de l'illusion
Yann Frisch, champion du monde de magie, ne se contente pas de tromper vos sens : il vous explique pourquoi vous vous laissez tromper. Dans cette table ronde-« spectaculaire », l’illusion devient un laboratoire vivant pour comprendre les mécanismes de la perception, de l’attention et de la croyance, avec l’aide de Magali Lavielle-Guida (psychologue) et Franck Ramus (chercheur au CNRS), et de quelques invités surprises. Quand la magie rencontre la psychologie cognitive, les certitudes vacillent.
23:30
L'hypnose en question
L'hypnose fascine, inquiète, fait rêver — et surtout, elle est massivement mal comprise. Cette conférence interactive propose au contraire une approche scientifique et critique, fondée sur la psychologie cognitive et les neurosciences. À travers un format questions–réponses et quelques expériences contrôlées, Clément Freze explore les mécanismes réels de la suggestion, de l'attention et des biais cognitifs, en distinguant clairement ce qui relève des faits établis, de l'illusion, de l'influence sociale et des croyances infondées. Une conférence-expérience pour comprendre ce que l'hypnose fait réellement — et surtout ce qu'elle ne fait pas.





























































